Dans l’espace Kasaï, certaines pratiques coutumières fragilisent encore les droits des femmes, parfois au point de primer sur les dispositions légales.
Violences conjugales, mariages précoces, répudiation de femmes victimes de violences sexuelles, restrictions à l’accès à l’éducation et au travail figurent parmi les situations dénoncées.
A ces pratiques s’est ajouté le phénomène « Kamuina Nsapu », qui a particulièrement affecté plusieurs femmes mariées victimes de violences sexuelles. Certaines d’entre elles ont été répudiées de leur foyer conjugal, après avoir été contraintes de payer de lourdes amendes et subi diverses humiliations.

Pour mettre fin à ces dérives, un échange avec les chefs coutumier a été organisé par l’ONG femme main dans la main pour le développement intégral avec l’accompagnement de du fond des nations unies pour la population, unfpa qui a abouti par la prise d’engagement des chefs de terre en présence de la première dame et présidente de la Fondation LONA, Denise Nyakeru Tshisekedi.
Prenant la parole à cette occasion, la Première a exhorté les chefs traditionnels à œuvrer en faveur de la paix et de la justice au sein des communautés.
Elle a également appelé les parents et les autorités traditionnelles à encourager les jeunes filles à poursuivre leur scolarité.

De leur côté, les autorités traditionnelles ont profité de cette occasion pour présenter à la Première Dame plusieurs préoccupations de leurs communautés, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et du développement socio-économique.
Cet engagement des chefs coutumiers marque une avancée dans la lutte contre les pratiques traditionnelles qui portent atteinte aux droits des femmes. Il ouvre également la voie à une meilleure protection des femmes dans l’espace Kasaï, dans le respect des lois de la République.

