Réunie en assemblée générale à Villeurbanne, l’association dresse le bilan de son engagement et affiche ses ambitions pour l’avenir
Villeurbanne, 6 septembre 2026. — Créée en 2025, l’association TELEMA Congolais veut déjà s’imposer comme un acteur engagé dans la défense des droits, de la justice, de la solidarité et de la mémoire historique. Réunis en assemblée générale le 6 septembre 2026 à 18h30, ses membres ont examiné le bilan moral de l’exercice 2026 et défini plusieurs orientations destinées à renforcer l’organisation et son rayonnement.

Dans son rapport moral, le bureau de l’association souligne qu’en dépit de son jeune âge, TELEMA Congolais a entrepris plusieurs démarches sur des dossiers judiciaires et mémoriels considérés comme importants pour la communauté congolaise.
Un engagement judiciaire placé au cœur de l’action

L’un des principaux faits marquants présentés dans le rapport concerne la constitution de TELEMA Congolais comme partie civile devant la Cour d’assises de Paris, dans le cadre du procès visant Roger Lumbala.
Selon le rapport moral, l’association s’est engagée dans cette procédure autour d’accusations portant notamment sur des faits de génocide, d’actes de barbarie et de traitements inhumains commis en République démocratique du Congo.

Pour les responsables de TELEMA Congolais, cette démarche judiciaire traduit une volonté de contribuer à la manifestation de la vérité et de soutenir la recherche de justice pour les victimes de crimes graves.
« Notre volonté indéfectible » est de voir la justice triompher pour les victimes, souligne le rapport.
À travers cette implication, l’association entend ainsi inscrire son action dans une démarche de lutte contre l’impunité, tout en donnant une place importante à la mémoire des victimes congolaises.
L’affaire Patrice Lumumba, autre dossier emblématique

Le rapport revient également sur l’implication de TELEMA Congolais dans la procédure relative à l’assassinat de Patrice Lumumba, ouverte par le parquet fédéral de Bruxelles.
L’association indique avoir pris part à cette procédure, considérée comme un autre volet majeur de son combat pour la vérité historique et la mémoire nationale.

Le document précise toutefois que la procédure a été interrompue à la suite du décès du présumé complice de l’assassinat. Pour TELEMA Congolais, cette participation demeure néanmoins significative : elle témoigne, selon l’association, de son attachement à la recherche de la vérité historique et à la mémoire de l’ancien Premier ministre congolais.
Cette orientation confirme la place accordée par l’organisation aux questions historiques et judiciaires, avec l’ambition de maintenir vivante la mémoire des événements qui ont marqué l’histoire de la République démocratique du Congo.
Une association qui cherche désormais à mieux se structurer

Au-delà des actions judiciaires, l’assemblée générale a également accordé une place importante à la vie interne de l’association.
TELEMA Congolais compte actuellement 15 membres réguliers, présentés dans le rapport comme engagés et motivés. Pour le bureau, la cohésion et la participation active de ces membres constituent l’une des principales forces de l’organisation.
Afin d’améliorer son fonctionnement et de rendre ses interventions plus efficaces, l’association a décidé de renforcer le travail collectif autour de plusieurs commissions spécialisées.
Trois commissions pour dynamiser l’organisation

La première est la Commission Événementiels, chargée notamment de l’organisation et de la coordination des activités. Elle est animée par M. Mbidi Yamba Larry, Mme Mambula Titi, M. Kapend Enselme Doukouré et M. Basila Martin.
La deuxième, la Commission Communication et Alerte, rassemble M. Loko André

